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AVIS DE SANTÉ PUBLIQUE
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Risque de rage associé au contact de certains animaux

Beauport, le 1er août 2001. Avec le retour du beau temps revient la possibilité d'être en contact avec des animaux pouvant être porteurs de la rage. Les animaux les plus susceptibles de transmettre la rage, s'ils sont infectés, sont le renard, la mouffette, le raton-laveur, le lynx, le coyote, la marmotte et la chauve-souris.

Il existe une situation particulière avec les chauve-souris. Ce ne sont pas des animaux anodins. Ils représentent un danger réel de rage. Depuis 1980, la majorité des cas de rage humaine sont survenus à la suite d'un contact avec une chauve-souris.

La chauve-souris en vol semble avoir la taille d'une hirondelle. En effet, son corps et ses crocs sont très petits. La morsure d'une chauve-souris peut passer inaperçue. Elle peut transmettre la maladie et ce, avant même que les premiers signes de rage apparaissent chez l'animal.

Épidémiologie

Au Canada, depuis 1925, 21 personnes sont mortes de la rage, dont 12 cas ont été déclarés par le Québec. L'automne dernier, un enfant de Montréal, âgé de 9 ans, est décédé de la rage après avoir eu un contact avec une chauve-souris.

Transmissibilité

La transmission de la maladie se fait uniquement par contact avec la salive de l'animal atteint de rage. Les circonstances susceptibles d'exposer une personne à la rage sont : une morsure, le léchage d'une plaie fraîche par l'animal, une griffure, une égratignure, et l'absorption d'une gouttelette de salive à travers une muqueuse (ex. : bouche). Le fait de toucher l'animal constitue un risque car il peut y avoir de la salive sur son corps.

Tableau clinique

Chez l'humain, la période d'incubation de la rage est en général de deux à huit semaines mais peut aller de six jours à plus d'un an. La rage atteint le système nerveux; elle débute par de la douleur et des engourdissements au site de la morsure et évolue presque toujours vers le coma et la mort en moins de quatorze jours. Il n'y a aucun traitement spécifique connu.



 

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