Questions précédentesFermer

AVIS DE SANTÉ PUBLIQUE
Imprimer cette page
Retour  -  Accès à la DSPQ


AVIS SUR LE PROJET DE DÉPOLLUTION ET DE RENATURALISATION DE LA RIVIÈRE SAINT-CHARLES
DE LA VILLE DE QUÉBEC

IMPACTS POSITIFS SUR LE MILIEU HUMAIN ET ACQUIS DE SANTÉ ET DE BIEN-ÊTRE ATTENDUS

La Ville de Québec, en partenariat avec la Fondation de la faune du Québec, se fait le promoteur d’un important projet de mise en valeur et de renaturalisation de la rivière Saint-Charles. Ce projet est décrit en détail dans le rapport d’étude d’impact de septembre 1999, duquel nous nous sommes inspirés pour la rédaction du présent document, lequel vise à faire connaître les acquis de santé publique qu’entraînera la réalisation de ce projet.

En bref,
les grands objectifs du projet consistent à :

  • Optimiser la vocation récréative de la rivière, dont la zone visée couvre la partie aval de la rivière s’étendant du pont Marie-de-l’Incarnation au barrage Samson, afin de favoriser l’accès à la rivière, sa réappropriation par la population de même que le retour à des activités récréatives mettant en valeur le plan d’eau.
  • Intégrer et améliorer les réseaux cyclable et piétonnier du parc linéaire et ses accès vers les quartiers et les parcs environnants, créant ainsi un corridor vert  entre le Vieux Québec et les secteurs situés plus en amont de la rivière.

    En premier lieu, les acquis du point de vue de la santé publique seront liés à la dépollution de la rivière Saint-Charles. Cette dernière présente en effet une contamination d’origine fécale très sévère due aux débordements d’égouts en temps de pluie rendant impossible tout usage du plan d’eau. Sa dépollution représente un préalable au projet et à cette fin, la construction des ouvrages de contrôle des débordements des réseaux unitaires par la Communauté Urbaine de Québec, est indispensable.

 Impacts positifs sur le milieu humain suite à sa dépollution

Après les travaux de dépollution et l’aménagement de plusieurs zones d’accès aux rivages, les activités récréatives nautiques impliquant un contact léger avec l’eau (canot, kayak, pédalo, planche à voile, pontons, pêche sportive) seront de nouveau possibles. De plus, les détériorations esthétiques du cours d’eau (débris flottants, odeurs nauséabondes, turbidité) engendrées par les débordements, seront enrayées, améliorant la qualité du milieu de vie. La qualité de l’eau du fleuve en sera également améliorée permettant d’envisager par exemple pour le futur la baignade dans la baie de Beauport.

 Le plan d’urbanisme Kabir-Kouba - touchant le secteur visé par le projet - consiste à produire un développement résidentiel et récréatif de grande qualité par la nécessité de mettre en valeur la rivière, la centralité du secteur, le statut de Capitale du Québec, la revitalisation des quartiers centraux et la nécessité d’un rendement fiscal optimal. Les travaux prévus au projet mettront donc en place, en second lieu, une variété d’aménagements et d’infrastructures propres à faciliter l’accès aux berges et la récupération de tous les usages de la rivière dans un environnement plus agréable et diversifié.

Impacts positifs sur le milieu humain suite aux travaux de renaturalisation

Le projet entraînera la réalisation de projets résidentiels intégrés à l’environnement dans un cadre de vie agréable en bordure d’une rivière saine, aux berges renaturalisées (arbustes, plantes vivaces, fleurs, jardins). L’ajout de dizaines de milliers d’arbres contribuera également à l’épuration de l’air. L’environnement sonore sera également plus chaleureux et naturel par rapport aux murets de béton actuellement présents sur les berges. Une diversité biologique (faune, flore) sera ainsi rétablie sur ces berges actuellement dénaturées par les murets de béton.

Le projet contribuera à la revitalisation des quartiers centraux et aura un impact économique lors des travaux et de façon récurrente par la suite en raison de l’attrait touristique que suscitera ce nouveau pôle d’intérêt.

La création d’un parc linéaire isolé des contraintes de la circulation automobile, offrant de multiples points de vue et accès visuels sur la rivière, sera propice aux activités de détente (promenade, randonnée pédestre, pique-nique, observation de la nature, loisir scientifique, interprétation, éducation), comme aux activités récréatives de plein air (vélo, patins à roues alignées, course à pied). Ce corridor vert de 17 kilomètres reliera le Vieux Port à Loretteville et s’intégrera dans un réseau régional de pistes dédiées à la marche, le vélo et le patin. La rivière sera de plus accessible en hiver pour la pratique d’activités sportives (patinage, ski de fond, pêche blanche).

L’ambiance générale du site en lien avec la présence des murs de béton pouvant rendre certains secteurs propices au vandalisme, à la violence ou au sentiment d’insécurité des usagers (espaces en retrait, culs-de-sac, hauteur, froideur des murs) ou aux accidents (conflits d’utilisation piétons/cyclistes/patineurs, escaliers, virages serrés, dégagement visuel insuffisant, pentes prononcées) sera grandement améliorée par des concepts d’aménagements adaptés (pistes cyclables et piétonnières distinctes, lampadaires).

Considérant les impacts positifs sur le milieu humain décrits précédemment, ce projet dans son ensemble aura, selon nous, les impacts positifs majeurs suivants sur la santé et le bien-être de la population locale comme régionale :

  • Santé physique : réduction des risques de maladies d’origine hydrique reliées aux activités de contact secondaire avec l’amélioration de la qualité des eaux de la rivière et conséquemment du fleuve Saint-Laurent à son embouchure.
  • Santé physique : réduction des risques de maladies cardio-vasculaires et de l’obésité par la promotion d’activités physiques de plein air (estivales et hivernales) et d’activités nautiques, ainsi que par l’aménagement d’un milieu de vie plus favorable à la santé notamment pour les résidents des quartiers centraux; réduction des risques de maladies respiratoires par l’amélioration de la qualité de l’air extérieur suite à une augmentation de la végétation.
  • Sécurité de la population : réduction des risques liés au vandalisme, aux actes de violence contre la personne ou d’accidents par un aménagement plus sécuritaire des lieux.
  • Santé mentale : amélioration de l’équilibre de l’homme avec la nature par un climat de détente, de paix, de calme et de beauté qu’inspireront les lieux propices à la réduction du stress, au bien-être psychologique et à un état d’esprit positif.
  • Impact social : renforcement du sentiment d’appartenance et de l’intégration sociale des gens dans leur milieu ; renforcement de la cellule familiale par la promotion d’activités récréatives qui se pratiquent nettement en famille.
  • Impact économique positif récurrent sur les quartiers centraux : attrait et fréquentation touristiques accrus.

Les impacts négatifs du projet sur le milieu humain, quant à eux, se produiront surtout lors de la réalisation des travaux par l’augmentation potentielle du bruit, des poussières et des risques d’accident liés au trafic de véhicules lourds dans les quartiers avoisinants. En fin de projet, l’augmentation de la fréquentation automobile et piétonnière des lieux pourrait occasionner des inconvénients aux résidants de ces secteurs.

De plus, une hausse des valeurs immobilières résidentielles du secteur une fois revitalisé pourrait les rendre inaccessibles à la propriété ou à l’occupation par des familles à revenu faible. Il nous apparaît donc essentiel que le promoteur prévoit les mesures correctrices ou d’atténuation adéquates au regard de ces trois éléments notamment pour ce qui est de l’accessibilité au logement du secteur par les familles à faible revenu. Par ailleurs, comme il est prévu dans le projet, le volume de sols contaminés à gérer pendant le projet devrait être réduit au minimum et ces derniers ne constitueront jamais un risque potentiel de contamination des eaux de la rivière suite aux travaux.



 

Retour  -  Accès à la DSPQ
Imprimer cette page