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Au début des années 1980, l'American
Psychiatric Association reconnaît le jeu pathologique
comme une maladie, le définissant comme un
trouble psychologique.
Suivant cette première approche, le jeu pathologique
se reconnaît à la présence,
chez une personne, d'au moins cinq des dix critères
établis dans la quatrième édition
(1994) du Diagnostic and Statistical Manual of Mental
Disorders (DSM-IV).
1-Préoccupation par le jeu ;
2-Besoin de jouer avec des sommes d'argent croissantes
pour atteindre l'état d'excitation désiré
;
3-Efforts répétés mais infructueux
pour contrôler, réduire ou arrêter
la pratique du jeu ;
4-Agitation ou irritabilité lors de tentatives
de réduction ou d'arrêt de la pratique
du jeu ;
5-Joue pour échapper aux difficultés
ou pour soulager une humeur dysphorique (ex : des
sentiments d'impuissance, de culpabilité,
d'anxiété, de dépression) ;
6-Après avoir perdu de l'argent au jeu, retourne
souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes
;
7-Ment à sa famille, à son thérapeute
ou à d'autres pour dissimuler l'ampleur réelle
de ses habitudes de jeu ;
8-Commet des actes illégaux pour financer
la pratique du jeu ;
9-Met en danger ou perd une relation affective importante,
un emploi ou des possibilités d'étude
ou de carrière à cause du jeu ;
10-Compte sur les autres pour obtenir de l'argent
et se sortir de situations financières désespérées
dues au jeu.
Une seconde approche considère plutôt
que les problèmes causés par le jeu
suivent un continuum croissant de sévérité
et de durée. Ce modèle permet une
vision globale et évolutive des comportements
à l'égard du jeu et des conséquences
négatives qu'ils peuvent entraîner.
Suivant cette approche, on peut identifier trois
types de joueurs, lesquels représentent trois
stades de développement des problèmes
de jeux :
Le premier type est le joueur récréatif.
Il ne rencontre pas vraiment de problème
lorsqu'il joue.
Le deuxième type est le joueur problématique.
Il vit des épisodes de problèmes liés
au jeu ou subit certains impacts négatifs
en lien avec ses comportements de jeu, mais sans
que cela n'occasionne de graves conséquences.
Le troisième type est celui du joueur
pathologique. Ce dernier vit un cumul de problèmes
importants causés par une dépendance
sévère aux jeux de hasard et d'argent.
NOTE : Texte tiré du document :
La
prévention du jeu pathologique - Document
de référence. Ministère
de la Santé et des Services sociaux - Novembre
2001
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